michel delcour marie faustine michel et julie sont tous les trois victimes de protheses de hernie

🗞️ 20 minutes : « Comme des coups de poignard »… Les vies brisées des victimes de complications après la pose d’un implant de hernie

Michel Delcour, une fin de vie précipitée

La souffrance des victimes de telles complications en pousse certains au suicide. C’est le cas de Michel Delcour, qui a mis fin à ses jours en mai 2024, à 64 ans, un peu plus d’un an après la pose d’un implant. Tout a commencé après son diagnostic d’une hernie inguinale en 2023. « Il a voulu se faire opérer au plus vite parce que c’était au mois d’avril et il espérait être remis pour partir à moto pendant l’été », se remémore sa femme, Fabienne.

Le sexagénaire est opéré en avril 2023. A son réveil, « il était jaune, je voyais bien qu’il crevait de douleur », raconte Fabienne. Michel Delcour est autorisé à rentrer chez lui dès le lendemain mais peine à se déplacer, fait rapidement un malaise. « Ses testicules étaient devenus mauves, c’était horrible », se souvient-elle.

« On lui disait que c’était dans sa tête »

Les consultations s’enchaînent : urologue, chirurgien digestif, radios, scanners, IRM… « Tout le monde lui disait que c’était dans sa tête et que ce serait une boucherie d’enlever la prothèse », se souvient sa veuve. La qualité de vie de son mari se dégrade rapidement. « Il ne pouvait plus marcher ni s’asseoir sur une chaise, il avait des brûlures dans les jambes, la sensation qu’on frappait un hématome quand il était assis… » Un calvaire pour ce sexagénaire sportif qui partait chaque été faire des road trips en moto et avalait des milliers de kilomètres.

Malgré une deuxième opération, la situation « continue à dégénérer ». « Michel a perdu jusqu’à 17 kg, notre vie intime était finie et il ne dormait plus à cause de la douleur », relate Fabienne. Son mari sombre dans une profonde dépression jusqu’à son suicide treize mois après son opération. « Je crois qu’il était convaincu qu’il ne s’en sortirait pas et il ne voulait pas terminer à l’hôpital intubé, sous antidouleurs, conclut Fabienne. Se sentir incompris l’a achevé. Pour moi, on l’a tué. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut