Je suis arrivée aux urgences de l’hôpital de LA ROCHELLE le lundi 24/04/2017 suite à un étranglement d’hernie ombilicale.
La prise en charge aux urgences a été normale et j’ai eu une radio (qui ne montrait rien) et du doliprane qui ne calmait évidemment pas la douleur .
Retour en box où j’ai encore attendu puis une infirmière est venue me perfuser (ce qu’elle n’a d’ailleurs pas réussi à faire) Il a été décidé de me transférer au service chirurgie viscérale car je devais être opérée le lendemain. Un anesthésiste est venu poser la perfusion.
Le mardi donc, j’ai eu un scanner qui a bien montré une hernie étranglée (pas d’organe juste des tissus de la taille d’environ un pamplemousse).
L’opération a été repoussée au mercredi après – midi (48 h après mon arrivée) et je n’avais toujours pas rencontré le chirurgien et ne savais pas qui allait m’opérer.
Je suis retournée en chambre en fin d’après midi avec antalgique J’ai enfin vu la chirurgienne (Dr R.) le jeudi matin qui m’a expliqué qu’elle m’avait opérée par cœlioscopie et que pour éviter tout risque de récidive elle m’avait posé un filet intra abdominal ; je n’ai pas très bien pris la chose n’ayant pas du tout été informée de ce traitement.
Elle m’a dit que tout s’était bien passé et que le filet ne devrait pas bouger et que je pouvais reprendre le travail le lundi suivant…
Elle m’a aussi indiqué qu’au moment de l’intubation l’anesthésiste m’avait abîmé une dent à la suite de quoi je vais déclarer une parodontite qui entrainera un futur appareillage à partir de 2018.
Mon bulletin d’hospitalisation est signé pour le vendredi 28/04 et mon mari vient me chercher car en tout état de cause je ne pouvais marcher seule tant les douleurs dans le ventre étaient atroces .
La route de l’hôpital à mon domicile est de 30 km et a été un calvaire chaque caillou étant comme un coup de poignard dans le ventre.
Dès le lendemain, j’étais obligée de rappeler le service chirurgical car un écoulement clair de la plaie commençait avec un début de nécrose autour de la peau. Il m’est conseillé de voir avec mon médecin traitant
Celui-ci viendra donc à mon domicile et prescrira des onguents pour limiter l’inflammation et prolongera mon arrêt jusque début juin.
La plaie a continué à couler et j’ai encore eu des douleurs plusieurs semaines et j’ai quand même repris le travail en juin.
J’ai également en juin revu la chirurgienne en post opératoire et quand j’ai évoqué cet écoulement, elle a balayé cela d’un geste de la main en me disant « c’est normal c’est une plaie profonde »… elle m’a fait lever les bras en me disant c’est ok le filet est en place (aucun exercice physique ni question sur mon quotidien) et m’a dit que c’était bon que je pouvais reprendre toutes mes activités.
J’avais toutefois encore des douleurs qui ne me permettaient pas de reprendre les activités que j’avais auparavant.
Tant bien que mal, après de multiples tests de crèmes et onguents, la plaie finira par cicatriser (même si c’est fragile) courant 2019.
Mais en 2020, je ressens de nouvelles douleurs comme si le filet se tordait à l’intérieur de mon ventre, une douleur atroce qui pouvait se faire sentir en toussant en éternuant ou même en conduisant ce qui pouvait être relativement dangereux.
Fin 2020, un soir en sortant de table, je ressens une barre dans le bas ventre très douloureuse et je me rappelle avoir dit à mon époux….j’espère que ce n’est pas la plaque (la suite prouvera que j’avais raison).
La nuit suivante je ressentais une boule sur le côté du nombril et un écoulement recommençait.
J’ai donc pris rendez vous en urgence avec mon médecin qui confirmera que cet écoulement n’est pas normal et sollicitera un prélèvement de l’écoulement.
Rien de particulier n’en sortira (janvier 2021) et une échographie sera prescrite
A l’échographie, la plaque semble en place malgré des douleurs et cet écoulement qui continue (mars 2021).
Le médecin prescrira alors des soins infirmiers pour mécher l’ombilic et dès le premier soin, alors que l’infirmière posait la mèche en s’étonnant de la profondeur du nombril refait après l’opération (plus de 3 cms) elle « percera » une poche de liquide sous-jacente provoquant un écoulement jaune marron purulent et nauséabond (juin 2021) .Elle appellera donc le médecin qui fera réaliser un nouveau prélèvement et sera cette fois trouvé une bactérie (actimycose turencis)
Suite à ce résultat, le médecin prendra attache avec les infectiologues de l’hôpital de la rochelle qui préconiseront une longue et lourde antibiothérapie à 9 grs d’amoxicilline par jour pendant à minima 18 mois.
Avant de commencer le traitement mon médecin fera réaliser un scanner où une collection sera trouvée derrière l’ombilic de 2 cms / 1 cm.
Le médecin me prescrira donc les antibiotiques.
Cela va durer de juin 2021 à septembre 2023. Ne pouvant plus supporter ce traitement le médecin acceptera de refaire un scanner où sera découvert que la collection a doublé en 2 ans malgré les antibiotiques.
Il faudra donc alors retirer le matériel infecté (la prothèse) et le médecin me dira (sans l’écrire évidemment) que la bactérie était là depuis longtemps (2017 après l’opération) mais qu’elle était en dormance et suite à une grande fatigue elle s’est réveillée.
Je refuse évidemment d’être réopérée à LA ROCHELLE et rencontre un autre chirurgien à ROCHEFORT (Dr B.) en octobre 2023 qui me dit au vu du scanner que c’est la plaque qui est infectée et que la seule solution est son retrait par laparotomie (ouverture de 30 cm en longueur) qui m’explique qu’il pourrait y avoir une stomie s’il y a des adhérences sur l’intestin.
Je ne suis pas rassurée mais je n’ai pas le choix ne pouvant vivre indéfiniment sous antibiotiques.
L’opération est programmée le 08/02/2024.
Au réveil, la chirurgienne est présente et me dit que tout s’est bien passé, que la plaque était complètement infectée et qu’ils l’envoient au labo pour connaitre les germes mais que les organes et tissus étant sains elle et son collègue (Dr C.) ont fait le choix d’arrêter les antibiotiques
CONSEQUENCES DE LA CHIRURGIE:
• problèmes de transit avec prise quotidienne de movicol
• des douleurs dorsales avec séances de kiné deux fois par semaine
• limitation dans tous les actes du quotidien (ménage, activités physiques, sommeil perturbé) :
• Prise de somnifères
• Déclaration en invalidité car impossibilité de reprendre mon emploi à temps plein
• Aménagement important de mon poste de travail (bureau assis debout et fauteuil à mémoire de forme)
• Perte de revenus
• Problème de vie intime
• Impossibilité de réaliser des activités avec mes enfants
• Plus de randonnée en vacances
• Impossibilité de passer le balai ou l’aspirateur car les douleurs dorsales sont amplifiées par ces mouvements
• Décompensation du diabète (glyquée à 10%)
• Préjudice esthétique
• Suivi psychologique et nutritionnel à ma charge
• Difficultés pour trajets en voiture
• Aide à la douche

