marie témoignage 57 ans

Témoignage de Marie , 7 ans de souffrances : « Le corps médical n’a jamais voulu reconnaître que ces douleurs étaient provoquées par la prothèse »

A 57 ans suite à l’apparition d’une Hernie Inguinale gauche juste au dessus de ma cicatrice de Laparotomie (suite à un hémo-péritoine sur hystérectomie) ; le chirurgien me dit qu’il faut opérer et poser un filet.
Il ne me montre pas le « filet » ; ne me dit pas ou il sera placé dans mon abdomen, ni sa taille ; n’ai jamais eu de références, de notice, ni carte d’implant.
Il est juste super rassurant quant à l’intervention et ses suites.

Dés la sortie du bloc la rachianesthésie ne couvre plus les douleurs au niveau du ventre ; elles sont de plus en plus intenses au fil des heures. je suis gardée 2 nuits à l’hôpital car je ne vais pas bien, je souffre énormément malgré les anti douleur.
Heureusement je ne rentre pas chez moi le troisième jour mais chez une amie car je ne peux pas me lever, pas marcher, sauf en me tenant au mur et au bord du malaise juste pour aller au WC.

Je vais devoir rester 10 jours couchée avec des douleurs horribles pas calmées par les médicaments. Les infirmières qui passent faire mes piqûres d’anti-coagulants étaient très inquiètes car mon ventre était enflé, elles me disaient de bien surveiller ma température plusieurs fois par jour car j’avais une réaction inflammatoire vraiment très importante ; elles craignaient que je fasse un rejet (infection). Mais pas facile de voir si l’on a de la fièvre en étant sous double dose de paracétamol 4 x par jour + Acupan (allergique à la morphine et aux opioïdes) + des poches de glace jour et nuit sur le ventre.Un véritable cauchemar !

De retour chez moi j’ai encore souffert durant plusieurs semaines, (2 mois) ; dans ce laps de temps 2 visites auprès du chirurgien qui lui trouvait que mon ventre allait bien malgré les douleurs persistantes, puisque je pouvais manger et digérer !

Malgré des douleurs persistantes et invalidantes j’ai dû reprendre mon travail à mi-temps thérapeutique, (éducatrice en internat auprès d’enfants en situation de handicaps il me fallait beaucoup porter et je ne pouvais plus) ; le médecin du travail a prononcé une inaptitude à mon poste de travail ; j’ai perdu mon emploi.

Malgré la perte de mon emploi et du repos, les douleurs persistantes et invalidantes sont restées ; j’ai passée 2 ans à espérer qu’elles finiraient bien pas partir en prenant des médicaments et en mettant des poches bleues de glace chaque soir sur mon ventre pour pouvoir dormir un peu.

Depuis, 7 ans se sont écoulées et j’ai toujours ces douleurs invalidantes,
Il y a des jours meilleurs que d’autres mais elles sont toujours PLUS OU MOINS présentes CHAQUE JOURS et CHAQUE NUIT de ma vie.

Avec des périodes très intenses comme si je sortais du bloc

Le corps médical n’a jamais voulu reconnaître que ces douleurs étaient provoquées par la prothèse On m’a fait passer des radios, des échographies, 2 scanners (grosse réaction allergique au produit de contraste) un IRM malgré la présence de métal dans mon organise donc dangereux pour moi). Plusieurs examens gynécologiques. 2 Cystoscopies (caméra dans la vessie ; examens très douloureux pour moi) et une Rectosigmoïdoscopie.

Tous ces examens pour rien !

Seulement parce que le corps médical ne veut pas reconnaître que les douleurs invalidantes sont dû à la prothèse de Hernie.

Mes douleurs :

  • –  douleurs avec sensation de corps étranger qui entre dans mes intestins au moindre mouvement

  • –  élancements (coups d’aiguille ou de couteaux)

  • –  douleurs brûlantes + impossible de supporter du chaud ; c’est terrible en été , le moindre

    rayon de soleil sur mes vêtements au niveau du ventre me provoque comme une brûlure sur

    et dans le ventre à l’endroit de la prothèse

  • –  intolérance aux vêtements : impossible de porter un Jeans ou pantalon normal, suis obligée

    de porter des caleçons, pantalons de grossesse, jogging…

  • –  douleurs à la moindre flexion, pour se baiser, mettre des chaussures, faire le ménage…

  • –  douleurs comme si un chat me griffait dans le ventre à la moindre pression à l’endroit de la

    prothèse (horrible lors des échographies après je suis allongée plusieurs jours avec de la

    glace sur le ventre ! L’impression que l’on m’arrache la prothèse = micros lésions !?).

  • –  Certains jours ceux les + douloureux mon ventre est enflé du coté de la prothèse et cela

    efface même ma taille du coté gauche.

  • –  Impossible de dormir du côté gauche

  • –  à certains moment brûlures jusque sur et dans la vessie avec l’impression que je vais

    accoucher (on m’a retrouvé du liquide dans le douglas) ; et avec impossibilité de conduire une voiture et de m’asseoir ; je dois rester allongée ou debout

    Inflammation, fibrose… ?
    Inflammation continue par frottement de la texture auto agrippante ou du polypropylène ? Le soulagement par le froid est typique des douleurs inflammatoire…

    Depuis 7 ans je ne peux plus vivre normalement, je passe mes journée à me soigner, à éviter de faire les gestes du quotidien qui provoquent ou intensifient les douleurs ; je ne peux plus prévoir aucune sortie ; je ne peux plus m’habiller normalement ; plus faire mon ménage correctement, plus jouer avec mes petits enfants…

    je survie comme une personne de 80 ans alors que j’étais d’un dynamisme à toutes épreuves

    Depuis plusieurs mois une seconde hernie inguinale, du coté Droit cette fois, me fait mal et doit être opérée ; malheureusement le chirurgien ne me propose rien d’autre que de remettre la même prothèse qui me fait déjà à souffrir à Gauche !

    Comment peut on minimiser et fermer à ce point les yeux sur les souffrances et les problèmes de santé provoqués chez certains patients par ces prothèses ?

    Comment peut on , comme seule option, proposer à une patiente UNE DOULEUR CHRONIQUE BILATERALE ?
    De Reproduire Une Seconde Situation de Souffrance Chronique Invalidante ?

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