Témoignage de Julie 28 ans : « la loi du tout ou rien pour moi et aussi pour mon bébé ».
«Je suis passée au bloc (laparotomie de nouveau) pendant 3 h 45 pour retirer ce qui était « pourri »
«Je suis passée au bloc (laparotomie de nouveau) pendant 3 h 45 pour retirer ce qui était « pourri »
«A ce jour, il m’est toujours impossible de dormir allongée»
Je me permets de m’adresser à vous afin que soit entendu ce que mon compagnon et moi-même avons vécu depuis l’opération qu’il a subie le 6 avril 2023 jusqu’à l’issue dramatique le 28 mai 2024, quand il a mis fin à ses jours.
«Douleurs à type de déchirements, de tiraillements, c’est très intense et insupportable par moment (j’ai eu envie d’en finir tellement les douleurs sont exquises)»
« il faudra compter 700€ d’honoraires supplémentaires, à me régler en espèces, ainsi que 200€ pour l’anesthésiste »
«comment se sentir bien lorsqu’on ressemble à une femme enceinte à 50 ans, qu’on ne peut plus s’habiller normalement»
«Opérée en novembre 2019. Dès la levée après intervention, grosses douleurs dans la cuisse droite avec décharges neurologiques»
«Je ne sens plus ma jambe gauche, je ne peux plus la bouger, je n’arrive pas à passer sur la table du scanner, on me transfère.»
Le magazine « Cash Investigation » , en partenariat avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), a enquêté dans le plus grand secret sur les implants.
Fortes douleurs, infections… Ces patients s’estiment victimes de ces dispositifs médicaux, placés sous surveillance renforcée par l’Agence du médicament. Deux d’entre eux témoignent.
Après un article dans « Le Parisien », l’émission « Télématin » , diffusée sur France 2, s’intéresse au sujet du scandale sanitaire sur les prothèses de hernies.
L’agence du médicament avait convoqué, en juin, des représentants des patients et des médecins après avoir reçu des dizaines de signalements de complications.
👉 Consulter la page Facebook Ce groupe a été créé en 2023 par Arnaud Denis, victime d’une prothèse de hernie.
Les faits remontent à l’été 2023 lorsque le comédien Arnaud Denis s’est fait diagnostiquer une hernie, c’est-à-dire lorsqu’un organe, le plus souvent l’intestin grêle, passe à travers un orifice naturel.
Parmi les scandales listés par la lanceuse d’alerte Yasmine Motarjemi, l’affaire des pizzas Buitoni contaminées par une bactérie Escherichia coli a été particulièrement retentissante. Et un homme a réussi à faire de ce « scandale Buitoni’, un « scandale Nestlé », obtenant réparation auprès du géant pour les familles des 56 victimes. Maître Pierre Debuisson, avocat à Toulouse et Paris nous raconte son combat de David contre Goliath.
En quelques semaines, l’avocat de 36 ans, qui représente la famille de Lindsay, collégienne qui a mis fin à ses jours le 12 mai à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), a réussi à mettre la pression sur le gouvernement au sujet du harcèlement scolaire.
L’avocat toulousain Pierre Debuisson, a obtenu, grâce à la première class action française, une indemnisation record pour les victimes du scandale des pizzas contaminées Buitoni. Elles toucheront chacune des millions d’euros.
Pierre Debuisson a été la cheville ouvrière de l’accord historique d’indemnisation par Nestlé des 63 victimes des pizzas Buitoni contaminées. Négocié en un temps record, il prévoit des conditions financières sans commune mesure avec le barème français. Son nom est aussi associé à l’affaire de la collégienne Lindsay, qui s’est donné la mort en mai 2023. Ce dossier est devenu le fer de lance de la lutte contre le harcèlement scolaire, grâce à l’intense campagne médiatique orchestrée par le cabinet.
L’avocat Pierre Debuisson lance une action de groupe contre l’État, les médecins et les fabricants-vendeurs de prothèses en polypropylène « aux effets secondaires dévastateurs ». Des milliers de patients seraient concernés.
200 000 nouveaux implants sont posés chaque année en France, « avec des complications dans un tiers des cas », assure l’avocat.