Témoignage : Sa vie a basculé en 2022

Je pensais que cette opération allait changer ma vie avec les douleurs qui n’était pas simple.

Alors oui elle a changé ma vie mais pas comme je le souhaitais, depuis 2022 au lieu d’avoir repris mon travail comme avant j’ai du démissionner car mon travail était très physique. 

En 2022, 10 mois d’arrêt de travail .

Changement d’activité en 2023, de mars à décembre, la où je suis de nouveau en arrêt ! ! Trop trop de douleurs insupportables.

En 2022 quand je me suis fait opérer on m’avait dit 6 semaines d’arrêt mais rien ne s’est passé comme prévu ! 

A l’hôpital une infirmière m’a aidé à m’habiller mettre mes chaussettes et mes chaussures  « j’ai 43 ans» bref j’accepte, après tout, je viens d’être opéré. 

A la sortie, des douleurs effroyables je ne peux presque pas marcher  «mais bon je viens juste d’être opérer » les jours se suivent, toujours d’effroyables douleurs : je ne peux pas tousser, rire, marcher, monter les escaliers, impossible à la descente de face alors on fait la méthode  « bébé de profil » : une marche par une marche. Je ne peux rien faire je ne peux plus dormir allongée, j’ai cette sensation qu’il me manque un bout d’élastique… je dors à moitié assise pour être à peu près « calée ». A ce jour, il m’est toujours impossible de dormir allongée et nous sommes fin 2025  .

J’ai eu une IRM de contrôle : impossible pour moi de monter sur cette table. Je suis pourtant à plusieurs semaines de l’intervention. L’infirmier m’a aidée à monter je lui ai dit « je peux pas être allongée » avec bienveillance ils me cale avec des coussins aux  jambes .

IRM ok je cicatrise .

Je me suis rendu plusieurs fois voir le chirurgien, il ne comprends pas mes douleurs alors je passe par toutes sortes de médicaments tous plus fort les uns que les autres : tramadol 150, morphine, laroxyl, lirycan etc. Sans compter les anti-inflammatoires , versatis, patch anti-inflammatoire local, rien n’y fait, toujours des douleurs. Ma vie à basculé cette année là, je suis dans un tunnel sans porte, sans fenêtre, à part me dire que c’est psychosomatique ( dans ma tête ) on m’explique alors que c’est mon corps qui réclame des cachets alors il déclare des douleurs « oh oh tu n’est pas un enfant sa suffit les colères « .

 Ensuite on n’arrête pas de me dire que  c’est « gynécologique » ! J’en reviens pas mais mon utérus je sais où il est ! Oui j’ai eu des accouchements sans péridurale donc oui je sais bien où il est ! Comme dans un souffle de désespoir je vais donc voir un chirurgien gynécologique pour l’ablation de mes prothèses ESSURES, oui autre grand scandale ! 

De là, on me parle d’utérus nécrosé à cause d’une opération des fibromes et le risque de ne pas retirer entièrement les ESSURES bref j’accepte avec l’espoir que mes douleurs cesse, ce gynécologue avec une grande douceur et compréhension avait compris que ce n’était pas mon choix.

Mais mes douleurs se sont décuplés au lieu de s’arrêter !  je ne savais plus du tout comment faire alors j’ai consulté un autre chirurgien viscérale qui ne pouvait rien faire pour moi et il m’a envoyé vers un algologue , nous sommes fin 2024″: Soit 34 mois après mon opération. 

Après plusieurs rdv il m’explique que c’est la plaque filet prothèse qui fait mal, avec des nerfs endommagés/sectionnés : mais on ne peut pas vraiment savoir.

Et, depuis, j’ai commencée encore un autre chemin d’errance médicale car, c’est la où j’ai eu en suggestion un groupe victimes de prothèses de hernies  je lis les publications, les récits de toutes ces victimes, les descriptions de leurs douleurs…  et je retrouve les miennes, mes douleurs…j’apprends tellement de choses qui me font froid dans le dos…j’apprends avec stupeur que cette prothèse est fabriqué en polypropylene !  

Je n’étais pas informée sur ce matériel, personne ne m’avait prévenues des conséquences, des effets indésirables et aujourd’hui je me dit sans cesse que ‘’45 min on suffit pour abîmer mes nerfs et ligaments inguinaux »

Des années de souffrance  » 46 mois » vais-je enfin trouver un chirurgien qui accepte d’enlever cette prothèse en polypropylène ? Tel est la question.

J’ai aussi rejoint la class action pour enfin avoir des réponses, être reconnu victimes de cette prothèse qui nous fait vivre un calvaire ,qui fait de nos vies un enfer, je ne suis que  l’ombre de moi même ne pouvant plus forcer, ne pouvant plus conduire sur de long trajet puis ce que la positions assise étant inconfortable et douloureuse, ne pouvant plus jardiner, plus d’aquagym plus de port de charge , les courses sont devenus un enfer heureusement que de nos jours les drives existent !

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