Â
« Si je n’avais pas d’enfants, je ferai le voyage en Belgique. » Julie Canon, 29 ans, n’imaginait pas sa vie ainsi. Depuis quatre ans et la pose, dans une clinique toulousaine, d’une prothèse anti-hernie inguinale en polypropylène, elle « regarde son diplôme d’infirmière » sans pouvoir exercer, a du mal à ramasser quelque chose au sol, vit avec des douleurs incessantes au rythme « d’aller-retour en centre anti-douleur et de traitements lourds ». Depuis son opération fin 2022, elle a consulté plusieurs médecins, sur ce sentiment étrange de « se sentir mourir », sur « cette fatigue » qui ne la quitte jamais, on lui a répondu : « C’est dans votre tête ».
Â

